Jean Terfve, né à Liège le 28 janvier 1907 et mort dans cette même ville en 1978, était un homme politique belge militant communiste et wallon.

Docteur en droit, il s'engagea dans la résistance dont il devint un dirigeant important malgré le fait que les communistes préférèrent la collaboration.

De 1946 à 1958, il est député à la Chambre pour l'arrondissement administratif de Mons. Il fut également ministre de la Reconstruction de 1946 à 1947. Il participa au Congrès national wallon de 1945, adhéra au Mouvement populaire wallon en 1961 et organisa avec ses militants le Pétitionnement wallon en 1963.
János Csermanek, prononcé /ˈjaːnoʃ ˈkaːdaːr/) est un homme politique hongrois né à Fiume (maintenant Rijeka) le 26 mai 1912 et mort à Budapest le 6 juillet 1989.

Enfant naturel, de condition modeste, de formation rudimentaire, il devient mécanicien de précision et militant syndical dès l’âge de 17 ans. Il adhère au mouvement communiste clandestin en 1931. Emprisonné, il monte dans la hiérarchie du parti et fait preuve d’un talent certain d’organisateur. En 1943, il est membre du Comité central qui décide de transformer le parti communiste hongrois en parti de la paix, prenant à la lettre la dissolution du Komintern.

En 1945, Kádár est un des espoirs du parti hongrois et occupe des postes de haute responsabilité : membre du bureau politique, secrétaire général adjoint, ministre de l’Intérieur, chef de la police secrète (1948-1951).

Victime d’une purge, suspecté de titisme, il sera emprisonné à cause de sa participation au comité central de 1943 et de sa décision de dissolution. (1951-1953). Il avait pourtant bien servi la politique stalinienne et n’avait critiqué l’inculpation, le procès et l’exécution de son camarade et ami László Rajk.

Libéré en 1954 par Imre Nagy, premier ministre d’un courant réformateur, il hésite à prendre parti entre les réformateurs et les staliniens. Pendant l’insurrection du 4 novembre 1956, Kadar sera d’abord favorable aux insurgés puis formera un contre-gouvernement qui soutiendra l’intervention soviétique. Il fut chef du gouvernement après l’écrasement du mouvement national (1956-1958, 1961-1965). Il a dirigé le parti communiste de 1956 à 1988 (premier secrétaire et membre du praesidium de 1956 à 1985, secrétaire général depuis 1985). Il s’est employé à libéraliser le régime dans la limite du système socialiste.

Il est décédé le 6 juillet 1989, le jour même où la Cour suprême de Hongrie réhabilitait solennellement Imre Nagy et ses compagnons que Kádár avait fait exécuter en 1958, en déclarant nulle et non avenue leur condamnation, c’est-à-dire en détruisant la thèse politique sur laquelle le régime de Kádár avait tiré sa légitimité.

Selon un sondage publié fin 2006, 65 % des Hongrois jugent que Kádár a joué un rôle positif dans l'histoire du pays.

La tombe de Kádár dans le cimetière Kerepesi à Budapest a été profanée le 1er mai 2007. Près de la tombe se trouvait une inscription disant qu'« un assassin et un traître ne peut reposer dans un sol sacré ». La plupart des ossements de Kádár, dont son crâne, ont été volés.
Edward Gierek (né à Porabka le 6 janvier 1913 - mort le 29 juillet 2001 à Cieszyn) était un homme politique communiste polonais.

Orphelin de son père à 4 ans, il émigre dans le Nord de la France où il a été élevé. Il adhère au Parti communiste français en 1931. En 1934, il effectue son service militaire en Pologne, puis revient en 1937 à Limbourg (Belgique) pour travailler dans les mines.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint le Związek Patriotów Polskich (Union des patriotes polonais), une organisation de jeunes résistants communistes.

Membre du Parti ouvrier unifié polonais (PZPR) en 1948, il en dirige la section de Katowice. Il est membre du Comité central en 1954.

Après les émeutes consécutives à l'augmentation des prix, en décembre 1970, il remplaça Władysław Gomułka au poste de premier secrétaire du Parti ouvrier unifié polonais.

Il entreprend alors de moderniser l'industrie et d'améliorer la disponibilité des biens de consommation. Il entretient aussi de bonnes relation avec l'Occident, notamment avec Willy Brandt, Richard Nixon, Valéry Giscard d'Estaing ou Helmut Schmidt.

Alors que le niveau de vie s'était amélioré dans le début des années 1970, le choc pétrolier entraîne pénurie et de l'inflation dans le pays. C'est alors que le syndicat Solidarność apparaît sur les chantiers de Gdańsk, des grèves sont organisées.

Après avoir fait réprimer les grèves, Edward Gierek décide d'accorder ce droit au syndicat, ainsi de tenter de normaliser les relations avec le Vatican, le pape Jean-Paul II étant polonais.

Ces décisions et la crise économique finissent de le rendre impopulaire dans le parti, il est remplacé par Stanisław Kania, et emprisonné un an.
Adrien Marquet est un homme politique socialiste français, député et maire SFIO de Bordeaux, ministre des travaux publics puis du travail dans le gouvernement de Gaston Doumergue et ministre de l'intérieur sous le régime de Vichy de juillet à septembre 1940.

Biographie;

A 22 ans, Adrien Marquet, dentiste de profession, issu de l'extrême-gauche, est déjà un militant socialiste, secrétaire fédéral de la SFIO de Gironde.
En 1912, il est élu conseiller municipal de Bordeaux.
En 1924, il devient conseiller général et député SFIO de Bordeaux.
En 1925, agé de 41 ans, il est élu maire de Bordeaux. Il imprime à la ville ouvrière une politique de transformation sociale en construisant ou en modernisant les équipements. Il érige la nouvelle Bourse du travail, la piscine Judaïque, le stade Lescure, les abattoirs, entreprend la réfection des égouts et de l’éclairage public, la macadamisation des rues. Il pratique aussi le clientélisme avec succès auprès des employés du Gaz de Bordeaux auxquels il accorde quantité d'avantages sociaux.

Ses adversaires dénoncent alors une dérive autoritariste et un opportunisme personnel. Il déclare vouloir " prendre le fascisme de vitesse " et prône une forme de socialisme autoritaire et corporatiste proche du modèle Mussolinien.

Il devient alors ministre des travaux publics du gouvernement de Gaston Doumergue.

En juillet 1933, lors du 30e congrès de la SFIO, Adrien Marquet défendait "l'ordre, l'autorité et la Nation" provoquant la consternation de Léon Blum.

Exclu de la SFIO par ce dernier avec Marcel Déat et Pierre Renaudel après la publication du manifeste des néos, ceux-ci fondent le Parti socialiste de France (PSDF) duquel il sera aussi exclu mais par Marcel Déat cette fois là.

Il est encore ministre du Travail dans le cabinet Doumergue aux côtés de Pierre Laval et du Maréchal Pétain entre février et novembre 1934. Marquet fonde alors en 1935 le petit Parti néo-socialiste.

En 1936, il est réélu député d'une courte tête.

Familier depuis 1938 d'Otto Abetz, ambassadeur d'Allemagne à Paris, il devint ministre de l'intérieur du régime de Vichy en 1940. Suspecté par le Maréchal Pétain de vouloir le renverser, il est " démissionné " deux mois plus tard en septembre 1940.

En 1942, il tente d'obtenir sans succès de son ancien ami Pierre Laval le poste de ministre de la justice.

En 1944, le maire de Bordeaux ne fera rien pour soustraire de la déportation et de la mort, Joseph Benzacar, son ex-premier adjoint, un juif d'origine portugaise.
En 1947, la Haute Cour de justice le frappe d'indignité nationale.
En 1954, reconverti dans l'anticommunisme, il souhaite se représenter aux municipales de Bordeaux contre le gaulliste Jacques Chaban-Delmas mais la prolongation de son indignité nationale mit fin à ses espoirs.

En 1955, Adrien Marquet meurt d'une crise cardiaque à la sortie d'une réunion politique.

Citation :« Nous sommes dans les décombres du régime capitaliste, libéral et parlementaire... Il faut concilier les points de vue allemand et français; de cette collaboration dépend le retour à la vie normale. »
Adrien Marquet, juillet 1940, déclaration radio-diffusée.
Kimon Georgiev Stoyanov (pron. Gueorguiev) (Кимон Георгиев 11 août 1882 - 28 septembre 1969) militaire et homme politique bulgare, Premier ministre de Bulgarie et dictateur d'extrême droite du 19 mai 1934 au 22 janvier 1935 puis Premier ministre communiste du 9 septembre 1944 au 23 novembre 1946.

 Un militaire

Né le 11 août 1882 à Pazardzik, Kimon Georgiev achève ses études en 1902 à l’École militaire de Sofia. Capitaine lors des guerres balkaniques en 1912-1913, il devient commandant pendant la Première Guerre mondiale où, en 1916, il est grièvement blessé. En 1918, l’armistice est signé, et la Bulgarie essuie de nouveau un échec militaire… Deux ans plus tard, Georgiev quitte l’armée avec le grade de lieutenant-colonel et décide de se consacrer à la ligue militaire qu’il vient de créer l’année précédente.

Ses débuts en politique

En 1920, Alexandre Stambolijski instaure en Bulgarie une dictature paysanne provocant le mécontentement de la bourgeoisie. En 1922, Georgiev rejoint le « Bloc constitutionnel », principal groupe de l’opposition mené par Alexandre Tsankov. Tous ensemble, ils préparent un coup d'État qui renversera le gouvernement. Le coup d'État du 9 juin 1923 éclate, et les meneurs reçoivent le soutien de la police et de l’armée.

Le coup d’État, sanglant, est une véritable réussite, et Alexandre Tsankov devient Premier ministre. Kimon Georgiev est dès lors élu député à l’Assemblée nationale jusqu’en 1931. Il occupera même dans le premier gouvernement de Andrey Lyapchev du 4 janvier 1926 au 3 mars 1928, le poste de ministre des Chemins de Fer, Postes et Télégraphes.

Son parti politique le « Zveno » et l’instauration de la dictature

En 1927, Georgiev crée avec le colonel Damian Velchev le « Zveno » (« le Maillon »), un parti politique dont le but est de lutter contre la corruption se trouvant dans « le système politique ». Cette organisation qui rassemble essentiellement des militaires, prend le pouvoir le 19 mai 1934 à la suite d’un coup d’État. Kimon Georgiev devient alors Premier ministre, et occupe quelques postes ministériels tels que : le ministère de la Guerre (le 19 mai 1934), le ministère des Affaires étrangères (du 19 mai 1934 au 23 mai 1934), et le ministère de la Justice (du 23 mai 1934 au 22 janvier 1935).

Sa première décision est de suspendre la constitution, de dissoudre l’Assemblée nationale d’interdire tous les partis et d'établir la censure. Instaurant une véritable dictature, Georgiev déclare alors l’armée seule institution indemne de la corruption. Le nouveau gouvernement installe comme de nombreux pays européen, un système corporatif caractéristique de l'entre-deux-guerres. Mais à la différence, Georgiev désire sortir son pays de l’isolement diplomatique et se rapproche des démocraties occidentales ; Il établit même les premières relations diplomatiques entre la Bulgarie et l’URSS en juillet 1934.

Une chute aboutissant à la monarchie absolue

Sa méthode d’optimiser l’administration d’État est un réel succès économique. Georgiev se lance alors dans son grand projet : établir une république. Ne cachant pas ses idées, il prévoit l’adoption d’une nouvelle constitution abolissant la monarchie. Boris III, se sentant menacé, prit les devant et le 22 janvier 1935, chasse les « républicains » en provoquant une insurrection. Reprenant les bases du système autoritaire qu’a installé Georgiev, le tsar vient, en plus de sauver la royauté, de restaurer le pouvoir suprême, devenant ainsi un monarque absolu.

Un militant antifasciste, un retour au pouvoir

En 1940, Georgiev se fait remarquer pour son opposition à l’entrée de la Bulgarie au côté de l’Axe. Et dès 1944, le « Zveno » rejoint les sociaux-démocrates, les radicaux, les agrariens, les communistes et les intellectuels indépendants dans le « Front Patriotique ». Ce rassemblement antifasciste prépare activement la résistance.

Le 9 septembre 1944, alors que les troupes soviétiques entrent dans le pays, un nouveau coup d’État éclate et Kimon Georgiev se retrouve de nouveau président du Conseil. Tout de suite un armistice est signé avec l’URSS et la Bulgarie rejoint les Alliés. La constitution et les droits politiques sont remis en vigueur, et le conseil de régence du jeune tsar Siméon II (Boris III étant décédé le 28 août 1943), est remplacé. Le 28 octobre 1944 l’armistice est signé avec l’Angleterre et les États-Unis.

De 1944 à 1945, de nombreuses purges ont lieu dans les milieux éducatif, judiciaire, politique et militaire faisant plus de 16 000 fusillés sans procès.

Le 18 novembre 1945, Georgiev constitue à la suite de législatives truquées, un nouveau gouvernement entièrement communiste. Et le 8 septembre 1946, l’Assemblée nationale organise un référendum sur le sort de la monarchie ; Plus de 4 500 000 de votes en faveur de la république contre 175 000 pour la monarchie. Le 15 septembre la République populaire est proclamée.

Un héros communiste

Du 25 septembre au 23 novembre 1946, Georgiev est ministre temporaire de la Guerre avec le grade de colonel-général. Et le 23 novembre 1946, il laisse son poste de Premier ministre à un communiste, Georgi Dimitrov. Élu constamment député de 1945 à 1965, il ne quitte pas pour autant les postes ministériels :

    * Ministre des Affaires étrangères du 23 novembre 1946 au 11 décembre 1947
    * Ministre du Développement et des Travaux publics du 11 décembre 1947 au 5 février 1951
    * Ministre du Développement du 5 février 1951 au 16 mars 1959

Membre du Présidium de l’Assemblée nationale à partir de 1962, héros du travail, Kimon Georgiev décède le 28 septembre 1969 à Sofia.

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Star system

Ils viennent du monde entier pour lire les dernières informations sur le socialisme en France...


Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus