Gus Hall (8 octobre 1910 – 13 octobre 2000) était un communiste américain, fondateur du syndicat United Steelworkers of America. Il dirigea longtemps le parti communiste américain et se présenta 4 fois à l'élection présidentielle américaine, la dernière en 1984, où il récolta 36,386 votes. En 1980 et 1984 il formait un tandem avec Angela Davis pour la vice-présidence. Il était d'origine juive et fut donc associé à la théorie du complot judéo-communiste.

Hu Yaobang (chinois: 胡耀邦 Pinyin: Hú Yàobāng, Wade-Giles: Hu Yao-pang) (20 novembre 1915 – 15 avril 1989) a surtout été Secrétaire général du Parti communiste chinois de 1980 à 1987. En 1987 il est limogé de ses fonctions à la tête du Parti suite à des manifestations étudiantes qu'il avait sans doute soutenues dans leurs revendications démocratiques.

Né à Linyang, province de Hunan dans une famille de paysans, Hu quitte la maison à l'âge de 14 ans pour rejoindre le PCC, dont il sera membre en 1933. Il participe à la Longue Marche et sert dans l'Armée rouge sous Deng Xiaoping.

Après la fondation de la République populaire de Chine il dirige la Ligue communiste de la jeunesse. Il tient des postes dans le Parti et devient une personnalité politique importante après la Révolution culturelle.

Il devient populaire en parrainant la réhabilitation des victimes de la Révolution culturelle à la fin des années 1970.

Bien que Deng Xiaoping ait gardé le pouvoir réel, Hu Yaobang est formellement le numéro 1 en occupant le poste de Secrétaire général du PCC de 1980 à 1987.

Un Réformateur

Comme Deng Xiaoping a regagné graduellement le contrôle du PCC, le rival de Deng Hua Guofeng a été remplacé par Zhao Ziyang comme Chef du gouvernement du Conseil de l'état en 1980, et par Hu Yaobang comme le Président de Parti en 1981. Hu a été aussi promulgué Secrétaire Général du Parti Communiste de Chine en 1980 mais, jusqu'à ce qu'à la moitié des années 1990, c'était Deng qui était aux commandes bien que son seul titre officiel était président de la Commission Militaire Centrale du Parti Communiste .

Pendant la période où il fut le Président de Parti , Hu a essayé de réhabiliter les personnes qui ont été persécuté pendant la Révolution Culturelle. Beaucoup de Chinois pensent que ceci était son accomplissement le plus important. Il était aussi en faveur d'une politique pragmatique au Tibet, demandant le retrait de milliers de cadres Han chinois de la Région Autonome du Tibet après sa visite en 1980 à la région, pensant qu'il fallait donner les pouvoirs aux Tibétains pour administrer leurs propres affaires.

Bien que Hu était un réformateur dévoué et un des associés importants de Deng Xiaoping, il a été contraint de démissionner en 1987 de son poste de Secrétaire Général du Parti Communiste de Chine; partant officiellement le 16 janvier. Il a été accusé de commettre « des erreurs dans les questions à propos des principes politiques importants ». Deng a forcé Hu à démissionner sur fond d'une série de manifestations d'étudiants fin 1986, que les partisans de la ligne dure pensait être une conséquence de la tolérance de Hu et peut-être de son attitude empathique envers l'intelligentsia d'une Chine libérale, qui poussaient vers la liberté et la réforme plus politiques. Il a été aussi accusé de « comettre erreurs dans les relations Sino-japonais ».

Limogeage, décès et événements de la place Tiananmen

En 1987, Hu Yaobang est démis de toutes ses fonctions brutalement. Une vague de manifestations étudiantes favorables à la démocratie avaient en effet eu lieu fin 1986, dont il partageait sans doute les convictions démocratiques. Il meurt d'un infarctus deux ans après la réunion du bureau du Parti, le 15 avril 1989, et deux mois avant les Manifestations de la place Tian'anmen.

Sa mort a été un élément déclencheur majeur de ces derniers au printemps 1989. Ses convictions en faveur de réformes démocratiques en avait fait une figure tutélaire du mouvement estudiantin.

Vers une réhabilitation

L'histoire et les idées de Hu Yaobang subissent une chape de silence en Chine, où le Parti fait tout pour qu'on parle le moins possible de cet encombrant personnage. Cependant, de façon inattendue, le pouvoir chinois a célébré officiellement l'anniversaire de sa naissance en novembre 2005 lors d'une discrète cérémonie. Certains diplomates pensent qu'il s'agit de l'expression d'une volonté réformatrice de la part de l'actuel président Hu Jintao, pourtant peu connu jusqu'ici pour ses idées démocratiques. D'autres pensent que le message est interne au Parti, en direction des cadres issus de la Ligue de la jeunesse communiste, dont Hu Yaobang fut le numéro 1 à la fin des années 70. Cette commémoration serait alors un hommage à cette génération et une opération de séduction de Hu Jintao.

A cette occasion, le Dalaï Lama a déclaré que l'attitude de la Chine pour réhabiliter le dirigeant chinois Hu Yaobang était un développement positif : « J'admire le courage de Hu Yaobang. En 1980, il a visité le Tibet et a réduit le nombre de colons chinois Han au Tibet », ajoutant que les problèmes fabriqués par l'homme sont créés à cause de l'ignorance et du manque de connaissance et d'information correctes. Les Tibétains se souviennent de Hu Yaobang comme du seul dirigeant chinois à avoir formuler des excuses officielles envers eux pour les actions du Parti au Tibet. Hu Yaobang était une voix solitaire de soutien au Tibet. Parmi ses propositions de réforme, négligés par le Parti, on peut noter : accord d'une autonomie régionale au Tibet ; retrait des cadres superflus ; aide aux Tibétains pour l'élevage et l'agriculture ; et revivifier l'économie du Tibet en diminuant les charges fiscales pesant sur ses citoyens.
Jean Terfve, né à Liège le 28 janvier 1907 et mort dans cette même ville en 1978, était un homme politique belge militant communiste et wallon.

Docteur en droit, il s'engagea dans la résistance dont il devint un dirigeant important malgré le fait que les communistes préférèrent la collaboration.

De 1946 à 1958, il est député à la Chambre pour l'arrondissement administratif de Mons. Il fut également ministre de la Reconstruction de 1946 à 1947. Il participa au Congrès national wallon de 1945, adhéra au Mouvement populaire wallon en 1961 et organisa avec ses militants le Pétitionnement wallon en 1963.
János Csermanek, prononcé /ˈjaːnoʃ ˈkaːdaːr/) est un homme politique hongrois né à Fiume (maintenant Rijeka) le 26 mai 1912 et mort à Budapest le 6 juillet 1989.

Enfant naturel, de condition modeste, de formation rudimentaire, il devient mécanicien de précision et militant syndical dès l’âge de 17 ans. Il adhère au mouvement communiste clandestin en 1931. Emprisonné, il monte dans la hiérarchie du parti et fait preuve d’un talent certain d’organisateur. En 1943, il est membre du Comité central qui décide de transformer le parti communiste hongrois en parti de la paix, prenant à la lettre la dissolution du Komintern.

En 1945, Kádár est un des espoirs du parti hongrois et occupe des postes de haute responsabilité : membre du bureau politique, secrétaire général adjoint, ministre de l’Intérieur, chef de la police secrète (1948-1951).

Victime d’une purge, suspecté de titisme, il sera emprisonné à cause de sa participation au comité central de 1943 et de sa décision de dissolution. (1951-1953). Il avait pourtant bien servi la politique stalinienne et n’avait critiqué l’inculpation, le procès et l’exécution de son camarade et ami László Rajk.

Libéré en 1954 par Imre Nagy, premier ministre d’un courant réformateur, il hésite à prendre parti entre les réformateurs et les staliniens. Pendant l’insurrection du 4 novembre 1956, Kadar sera d’abord favorable aux insurgés puis formera un contre-gouvernement qui soutiendra l’intervention soviétique. Il fut chef du gouvernement après l’écrasement du mouvement national (1956-1958, 1961-1965). Il a dirigé le parti communiste de 1956 à 1988 (premier secrétaire et membre du praesidium de 1956 à 1985, secrétaire général depuis 1985). Il s’est employé à libéraliser le régime dans la limite du système socialiste.

Il est décédé le 6 juillet 1989, le jour même où la Cour suprême de Hongrie réhabilitait solennellement Imre Nagy et ses compagnons que Kádár avait fait exécuter en 1958, en déclarant nulle et non avenue leur condamnation, c’est-à-dire en détruisant la thèse politique sur laquelle le régime de Kádár avait tiré sa légitimité.

Selon un sondage publié fin 2006, 65 % des Hongrois jugent que Kádár a joué un rôle positif dans l'histoire du pays.

La tombe de Kádár dans le cimetière Kerepesi à Budapest a été profanée le 1er mai 2007. Près de la tombe se trouvait une inscription disant qu'« un assassin et un traître ne peut reposer dans un sol sacré ». La plupart des ossements de Kádár, dont son crâne, ont été volés.
Edward Gierek (né à Porabka le 6 janvier 1913 - mort le 29 juillet 2001 à Cieszyn) était un homme politique communiste polonais.

Orphelin de son père à 4 ans, il émigre dans le Nord de la France où il a été élevé. Il adhère au Parti communiste français en 1931. En 1934, il effectue son service militaire en Pologne, puis revient en 1937 à Limbourg (Belgique) pour travailler dans les mines.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint le Związek Patriotów Polskich (Union des patriotes polonais), une organisation de jeunes résistants communistes.

Membre du Parti ouvrier unifié polonais (PZPR) en 1948, il en dirige la section de Katowice. Il est membre du Comité central en 1954.

Après les émeutes consécutives à l'augmentation des prix, en décembre 1970, il remplaça Władysław Gomułka au poste de premier secrétaire du Parti ouvrier unifié polonais.

Il entreprend alors de moderniser l'industrie et d'améliorer la disponibilité des biens de consommation. Il entretient aussi de bonnes relation avec l'Occident, notamment avec Willy Brandt, Richard Nixon, Valéry Giscard d'Estaing ou Helmut Schmidt.

Alors que le niveau de vie s'était amélioré dans le début des années 1970, le choc pétrolier entraîne pénurie et de l'inflation dans le pays. C'est alors que le syndicat Solidarność apparaît sur les chantiers de Gdańsk, des grèves sont organisées.

Après avoir fait réprimer les grèves, Edward Gierek décide d'accorder ce droit au syndicat, ainsi de tenter de normaliser les relations avec le Vatican, le pape Jean-Paul II étant polonais.

Ces décisions et la crise économique finissent de le rendre impopulaire dans le parti, il est remplacé par Stanisław Kania, et emprisonné un an.

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