Josip Broz Tito (Slovène, Croate & Serbe latin: Josip Broz Tito; Serbe cyrillique et Macédonien : Јосип Броз Тито) (né le 7 mai 1892 à Kumrovec, en Autriche-Hongrie, - 25 mai sur son certificat de naissance officiel - – mort le 4 mai 1980 à Ljubljana, en Slovénie), fut le président de la République fédérale socialiste de Yougoslavie de la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à sa mort en 1980. Il était également "Maréchal de Yougoslavie" - le grade le plus élevé de l'armée yougoslave - du 29 novembre 1943, à sa mort, en 1980. C'est la seule personne qui fut promue à ce grade. C'était par ailleurs l'un des fondateurs du Kominform, puis quelques années après, du mouvement des non-alignés.

7 mai 1892 à Kumrovec, dans le Zagorje, en Croatie, dans ce qui était alors l'Autriche-Hongrie. Il est le 7e enfant de la famille de Franjo et Marija Broz. Son père, Franjo Broz, était croate alors que sa mère Marija Broz, née Javeršek, était slovène.

Après avoir passé une partie de son enfance avec son grand-père maternel à Podsreda, il entre à l'école primaire à Kumrovec qu'il quitte en 1905. En 1907, il est embauché en tant que machiniste à Sisak.

Sensibilisé au mouvement ouvrier, il célèbre la fête du Travail pour la première fois. En 1910, il rejoint le syndicat des ouvriers de la métallurgie et, en même temps, le parti social-démocrate de Croatie et de Slavonie. Entre 1911 et 1913, il travaille de courtes périodes à Kamnik (Slovénie), Cenkovo (Bohême), Munich et Mannheim (Allemagne) où il est employé par le constructeur automobile Benz. Il se rend ensuite à Wiener Neustadt (Autriche), où il travaille pour Daimler en tant que pilote d'essais.

Fin 1913, Broz est mobilisé et sert dans l'armée de l'Autriche-Hongrie. En mai 1914, il remporte la médaille d'argent d'un concours d'escrime au sein de l'armée austro-hongroise à Budapest. Il est envoyé à Ruma (Voïvodine). Arrêté pour propagande anti-guerre, il est emprisonné à la forteresse de Petrovaradin près de Novi Sad. En 1915, il est envoyé sur le front de l'est, en Galicie combattre contre la Russie. À Bukovina il est gravement blessé par un éclat d'obus. En avril, le bataillon entier est fait prisonnier par les Russes.

Après avoir passé plusieurs mois à l'hôpital, Broz est envoyé dans un camp en Oural fin 1916. En avril 1917, il est arrêté pour avoir organisé des manifestations de prisonniers de guerre. Il s'évade et rejoint les manifestations de Saint-Pétersbourg du 16 et 17 juillet 1917. Il fuit en Finlande pour échapper à la police mais est arrêté et enfermé à la forteresse de Petropavlovsk pendant trois semaines. Après avoir été transféré à Kungur (Krai de Perm), il s'échappe d'un train. En novembre, il s'engage dans l'Armée rouge à Omsk (Sibérie). En 1918, il s'inscrit au parti communiste russe. En 1920 il devient membre du parti communiste de Yougoslavie qui sera bientôt interdit.

Il devient agent clandestin du parti dans son pays natal (entre 1923 et 1928), activités qui lui valurent d'être emprisonné pendant 5 ans (entre 1928 et 1934).

En 1935, il travailla un an dans la section Balkans du Komintern. Il était membre du parti communiste soviétique et de la police secrète soviétique, le NKVD. En 1936 le Komintern envoie le camarade Walter (i.e. Tito) en Yougoslavie pour purger le parti. En 1937, Staline fait exécuter le secrétaire général du parti communiste de Yougoslavie Milan Gorkic à Moscou. Tito est nommé par Staline secrétaire général du parti communiste de Yougoslavie, toujours hors-la-loi. Selon l'historien Jean-Jacques Marie (Staline, Fayard, 2001), il fut question à Moscou de liquider également Tito, mais Staline s'y opposa et le laissa repartir d'URSS, non sans avoir fait fusiller son épouse.

Pendant cette période Tito suit la politique du Komintern et soutient Staline, critiquant les démocraties occidentales, l'Italie fasciste et l'Allemagne nazie. Au moment de la guerre d'Espagne, il fut à Paris une plaque tournante du recrutement et de l'organisation des Brigades Internationales.

Josip Broz adopta le nom de Tito en 1934 alors qu'il était membre du bureau politique du parti, alors à Vienne en Autriche. Une explication populaire mais non avérée dit que le nom vient de la concaténation de deux mots croate ou serbe ti (i.e. toi) et to (i.e. ça). Il aurait utilisé ces mots pour donner des ordres en pointant une personne puis une tâche à accomplir. Tito est aussi un ancien nom croate correspondant à Titus. Le biographe de Tito, Vladimir Dedijer, affirmait que son nom viendrait de l'auteur croate Tituš Brezovački.

Après que la Yougoslavie a été envahie par les forces armées italiennes en avril 1941, les communistes furent parmi les premiers à organiser un mouvement de résistance. Le 10 avril, le politburo du parti communiste de Yougoslavie se réunit à Zagreb et décide de commencer la résistance, nommant Tito chef du comité militaire. Tito se révèle être un redoutable leader sur le plan politique et militaire contrairement à ses rivaux royalistes .

Le 22 juin [1], un groupe de 49 hommes attaque un train de réserve allemand près de Sisak; ainsi commencent les premières actions anti-fascistes dans l'Europe occupée. Le 4 juillet, Tito fait imprimer et diffuser publiquement un plaidoyer pour la résistance armée contre l'occupation nazie, en tant que commandant suprême de l'Armée Populaire de Libération et de Séparation Partisane de Yougoslavie. Les partisans sont les protagonistes d'une grande campagne de guérilla et ils commencent à libérer des parties du territoire. Les adversaires sont nombreux: Allemands, Italiens, oustachis(fascistes croates), tchetniks serbes (royalistes), Bulgares et Hongrois.

Après l'expulsion des Allemands de la Serbie (Belgrade est libérée avec l'aide de l'Armée rouge en octobre 1944), Tito devient le chef d'un gouvernement provisoire le 7 mars 1945, avec le représentant monarchiste Ivan Šubašić. Ce dernier est évincé par les communistes en octobre 1945. Ce qui signifie qu'il a dupé les Anglais !

Le 5 avril 1945, Tito signe un accord avec l'Union soviétique permettant l'"entrée temporaire de troupes soviétiques sur le territoire yougoslave". Appuyant l'Armée rouge, les partisans gagnent la guerre en 1945, défaisant l'État indépendant de Croatie, vassal des nazis, et poussant même jusqu'à Trieste en Italie, au grand dam des Alliés. Sans aucun doute, la "Guerre pour la libération de la Yougoslavie" est considérée comme l'unique victoire de la Seconde Guerre mondiale à mettre sur le compte des forces de guérilla locales, bien qu'il y ait eu un appui externe, davantage de la part des Britanniques que des Soviétiques. Après la guerre, il conduit la Yougoslavie vers le socialisme et mène une politique de nationalisation et crée une police l'OZNA.

L'adhésion de la Yougoslavie au Kominform exige une obéissance absolue de Tito à la ligne fixée par le Kremlin. Or, le dirigeant yougoslave, fort de son passé glorieux (libération de la Yougoslavie lors de la Seconde Guerre mondiale), désire rester indépendant des volontés de Staline. Dès la Seconde guerre mondiale, les relations seront houleuses, les Soviétiques censurant les messages que la résistance yougoslave voulait lancer sur la radio "La Yougoslavie Libre" qui émettait depuis Moscou.

Tito prend des initiatives qui déplaisent aux dirigeants soviétiques : soutien aux communistes grecs dans une insurrection que Staline tient pour une aventure, projet d'une fédération balkanique (qui devait grouper l'ex-Yougoslavie, l'Albanie, la Bulgarie et la Grèce si les communistes y prenaient le pouvoir). Tito est aussi un fervent nationaliste qui ne voulait pas se soumettre aux volontés de Staline et des Occidentaux.

La rupture entre les deux hommes est inévitable, car Staline, irrité par le prestige de Tito, n'envisage pas de partager l'autorité et il craint que son esprit d'indépendance ne devienne contagieux dans les démocraties populaires. En effet Tito bénéficiait d'un immense prestige vu ses combats de libérations contre les troupes de l'Axe et des oustachis.

Cette rupture intervient en plusieurs étapes : Dès 1945, Staline place des hommes lui étant dévoués dans l'administration et le parti communiste yougoslave. Cependant, Tito refuse de se laisser subordonner sa police, son armée et sa politique extérieure et de voir se créer des sociétés mixtes de production par lesquelles les Soviétiques contrôleraient les branches essentielles de l'économie du pays.

En mars 1948, Staline rappelle tous ses conseillers militaires et ses spécialistes civils basés en Yougoslavie. Peu après, une lettre du Comité central soviétique critiquant les décisions du PC yougoslave tente de semer la discorde dans celui-ci. Néanmoins, l'inverse se produit, les dirigeants yougoslaves font bloc autour de Tito et les fidèles à Moscou sont exclus du Comité central puis arrêtés. Le Kremlin tente alors un derniers recours en portant l'affaire devant le Kominform. Mais Tito refuse, se sentant « inégal en droits » et « déjugé par les autres partis frères ». Le Kominform considère cet acte comme une trahison. Le 28 juin 1948, le Kominform publie une résolution condamnant l'attitude yougoslave. En excluant la Yougoslavie du Kominform, Staline espère ainsi provoquer un recul des Yougoslaves. C'est un échec : le PC yougoslave, épuré des kominformistes, élit un nouveau Comité central totalement dévoué à Tito.

Winston Churchill apporte son soutien discret à Tito lors de cette crise, lui demandant, en échange, de retirer ses partisans communistes de Grèce et de cesser d'aider les communistes grecs. En contrepartie, Churchill fait savoir à Staline de ne pas toucher à la Yougoslavie. À noter qu'au moment de cette crise balkanique, l'URSS ne possède pas encore la bombe atomique qui eut été une menace de poids.

Staline tente alors de subordonner la Yougoslavie par l'arme économique. Il réduit les exportations de l'URSS vers ce pays de 90 % et oblige les démocraties populaires à faire de même. Ce blocus économique contraint Tito à augmenter ses échanges avec le bloc occidental. Il est néanmoins toujours fidèle au socialisme et se réclame des mêmes principes que l'Union soviétique même s'il reste politiquement indépendant de celle-ci. Tito remet donc en cause la direction unique du monde socialiste par l'URSS et ouvre la voie à l'idée d'un socialisme national. Seule la déstalinisation lancée en URSS sous l'impulsion de Nikita Khrouchtchev permettra une normalisation des rapports soviéto-yougoslaves.

Suite à la conférence de Bandung en 1955, il se rapproche de Nehru et de Nasser, qu'il rencontre à nouveau à la conférence de Brioni en 1956. Il devient ainsi l'un des principaux représentants du mouvement des non-alignés, créé en 1961 lors de la Conférence de Belgrade.

Avec la nouvelle constitution de 1953, Tito devient Président. Il le restera jusqu'à son décès. Sa politique demeure autoritaire, bien qu'une certaine libéralisation, qui profite en particulier aux artistes et aux écrivains, suive la démission du chef de la sécurité Aleksandar Rankovic en 1966. Le 1er janvier 1967, la Yougoslavie est le premier pays communiste à ouvrir ses frontières à tous les visiteurs étrangers. Tito critique violemment l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du pacte de Varsovie en 1968, ce qui contribue à améliorer son image dans les pays occidentaux.

En 1971, Tito, fraîchement réélu président pour la sixième fois, réprime durement les manifestations nationalistes en Croatie. Pourtant, le 16 mai 1974, il cède à une partie des exigences du « Printemps croate » en promulguant une nouvelle constitution qui renforce le fédéralisme. Cette constitution sera fortement critiquée par certains Serbes qui s'estimeront injustement privés de leur rôle dominant. Tito est parallèlement nommé Président à vie, cependant commence à s'impliquer moins directement dans les affaires.

Tito doit se faire hospitaliser au centre médical de Ljubljana en janvier 1980, à l'âge de 87 ans, pour une thrombose à la jambe gauche. L'amputation ne suffit pas; il meurt le 4 mai. La dépouille de Tito est honorée de funérailles nationales, auxquelles assistent de nombreuses têtes couronnées et responsables politiques, dont Indira Gandhi, Margaret Thatcher ou Willy Brandt.

Tito repose aujourd'hui dans un mausolée (« Kuća cveća » ou la « Maison des fleurs ») situé dans les faubourgs sud de Belgrade, à côté du Musée du 25 Mai où sont exposés les cadeaux qu'il a reçus.

La toponymie de la Yougoslavie était fortement marquée par l'empreinte de Tito. Aujourd'hui, bien que les villes aient retrouvé leur nom d'avant le communisme (Titograd est redevenu Podgorica), de nombreuses rues et places portent encore le nom de Tito. Depuis l'éclatement de la Yougoslavie, on constate le retour d'une certaine nostalgie de l'ére titiste, ainsi qu'une idéalisation de cette époque chez les habitants des républiques issues de l'ancienne Yougoslavie.

Tito fut sans doute l'un des plus grands leaders de la Yougoslavie après la période monarchiste. Il fut un homme de guerre efficace plus aux yeux des anglo-américains que des soviétiques qui lui ont quand même accordé du ravitaillement jusque là réservé à la résistance royaliste. Néanmoins pendant la Seconde Guerre mondiale il fut l'un des rares dirigeants à être soutenu par les trois grandes puissances (Etats-Unis, Royaume-Uni et URSS). Mais sa neutralité après guerre a été plus bénéfique pour les Occidentaux que pour les Soviétiques.
Todor Khristov Jivkov (Toдор Xpиcтoв Живков) né le 7 septembre 1911, décédé le 5 août 1998, était un leader du régime communiste de Bulgarie.

Membre important de l'appareil policier de l'Etat après 1945, il intègre le politburo en 1951 et devient en 1954 le chef du parti communiste bulgare. Il est chef de l'Etat bulgare du 7 juillet 1971 au 17 novembre 1989, et déclare vouloir « procéder à l'unification définitive d'une Nation majoritairement chrétienne par l'éradication de la présence turque/musulmane dans le pays ». Il mène une politique de "bulgarisation" des minorités musulmanes. Peu après la chute du régime communiste, il est arrêté et condamné à sept ans de prison pour détournement de fonds. Du fait de son état de santé, il purge une partie de sa peine à domicile.
Le Parti communiste chinois (PCC) est le parti dirigeant la République populaire de Chine depuis 1949. Exception faite des 8 partis minoritaires et sans pouvoirs, le PCC est de facto le parti unique de la RPC. Fondé le 1er juillet 1921 dans le quartier colonial français de Shanghai, il fut dirigé par Mao Zedong. En 2006, le parti comptait 70 millions de membres ce qui en fait le plus grand parti au monde. Enorme structure sociale, le PCC dirige la politique de la Chine populaire à tous les niveaux depuis son accession au pouvoir en 1949.

Organisation

Longtemps dominée par Mao Zedong, la structure du Parti a été détruite pendant la Révolution culturelle et remplacée par l'Armée populaire de libération. Suite à la mort de Lin Biao en 1971, l'APL perd peu à peu son pouvoir au profit du PCC. Deng Xiaoping continue la reforme du PCC à partir de 1978. Son organisation est toujours informelle. Dans les faits, 1 000 à 2 000 personnes détiennent l'essentiel du pouvoir ; c'est une forme d'oligarchie.

En Chine chaque poste à responsabilité (juge, chef d'entreprise, etc) est doublé d'un poste politique, sauf lorsque le responsable occupe un niveau suffisant dans l'organisation du parti. Cette « non séparation des pouvoirs » et les conflits d'intérêt qui en découlent expliquent en partie les problèmes endémiques de corruption au sein du parti.

Le Congrès est l'organe majeur du Parti communiste chinois. Il se réunit, en principe, au moins une fois tous les cinq ans. Le dernier Congrès s'est réuni à Beijing (Pékin) en octobre 2007. À l'issue des travaux, Hu Jintao, est reconduit dans ses fonctions de Premier secrétaire du parti, président de la république et chef de l'armée.

Les membres du PCC

À l'université, des délégués proposent aux meilleurs étudiants de participer au PCC, à l'instar d'une décoration universitaire. Appartenir au parti permet de trouver facilement un bon travail, car les entreprises gagnent en considération de la part de l'État en employant des membres du parti. Ainsi les intellectuels et l'élite de la société chinoise sont pour la plupart membres du PCC.

Les membres de base ne sont cependant pas de véritables militants. Ce n'est qu'aux niveaux les plus élevés que les leaders sont choisis et les programmes politiques décidés.

Membres du comité central

La première session plénière du XVIe Comité central du PCC, le 15 novembre 2002, tenue dès le lendemain de la clôture du Congrès, a élu les membres et membres suppléants du Bureau politique du Comité central, les membres du Comité permanent du Bureau politique et le secrétaire général du Comité central. Selon la mention du Comité permanent du Bureau politique, les participants ont élu les membres du Secrétariat du Comité central, choisi le personnel de la Commission militaire centrale, et ratifié le secrétaire, le secrétaire adjoint et les membres du Comité permanent de la Commission centrale de contrôle de la discipline, élus lors de sa première session plénière.

Les principaux organes du Parti communiste chinois:

* Comité permanent du bureau politique du Parti communiste chinois (9 personnes)
* Secrétariat général du Parti communiste chinois (7 personnes)
* Bureau politique du Parti communiste chinois (environ 20 personnes)
* Comité central du Parti communiste chinois (environ 300 personnes)
* Commission militaire centrale (RPC) (8 membres)
* Commission centrale de contrôle de la discipline (26 personnes) :
* Département de la propagande du Comité central du Parti communiste chinois


Jean-Claude Van Cauwenberghe (souvent surnommé Van Cau dans la presse) est un homme politique belge, membre du Parti socialiste, né à Charleroi le 28 avril 1944.

Jean-Claude Van Cauwenberghe est le fils d'André Van Cauwenberghe, journaliste et homme politique, membre du PS qui fut, entre autres, secrétaire d'État du gouvernement Harmel (1965 à 1966), échevin de Charleroi et membre du Conseil culturel francophone de 1971 à 1974. Sa mère était infirmière. Jean-Claude Van Cauwenberge est docteur en droit à l'ULB.

Son engagement politique date de sa période estudiantine chez les Jeunes Socialistes dont il devint président national en 1965. Dès ses études, il est engagé au cabinet de Lucien Harmegnies, alors ministre de l'Intérieur. Lucien Harmegnies était actif dans le Mouvement populaire wallon, ainsi que Van Cauwenberghe.

En 1977, Van Cauwenberghe est élu en tant que parlementaire. Poste qu'il quitte en 1982 quand il devient bourgmestre de Charleroi. Fonction qu'il occupe pendant dix-sept années. Après les élections de 1995, il deviendra ministre régional wallon du Budget et ministre des Travaux publics après les élections de 1999.

En avril 2000, il succède à Elio Di Rupo en tant que ministre-président de la Région wallonne. Il entame un second mandat à ce poste après les élections du 13 juin 2004.

Le 30 septembre 2005, Van Cauwenberghe démissionnera de son poste de ministre-président suite des attaques dont il a été l'objet dans la presse à l'occasion de l'enquête concernant des fraudes à la Carolorégienne[1], société de logements sociaux à Charleroi. Il n'a à ce jour nullement été inquiété par la justice dans ce dossier. Lors de cette affaire, il a également supplié les trois échevins PS concernés dans l'affaire de présenter leur démission, à l'occasion d'une intervention émotionnelle au conseil communal de Charleroi. Elio Di Rupo lui succède.

En avril 2006, il dépose au Parlement wallon une proposition de décret spécial instituant une Constitution wallonne, avec cinq autres députés wallons PS, dont José Happart, président de l'assemblée. Ce projet est cependant accueilli sans enthousiasme par le Parlement wallon, y compris par les autres députés du PS.

En juin 2006, il est vivement critiqué pour son influence autoritaire auprès de l'Union Socialiste Communale de Charleroi et ses insultes à l'adresse de journalistes qui ont enquêté dans le cadre de ce qui fut appelé « Les affaires » (fraude à la Carolorégienne, aide aux clubs sportifs professionnels, gestion de l'ICDI - Intercommunale de collecte et de destruction des immondices).

En 2007, Jean-Claude Van Cauwenberghe est écarté du bureau national du Parti Socialiste où il siégeait depuis les années 1970.


Mao Zedong ou Mao Tsé-toung (毛泽东 Máo Zédōng) est un révolutionnaire, théoricien, guerillero et homme d'État chinois, fondateur et dirigeant de la République populaire de Chine. Fils de paysans aisés, il est né à Shaoshan (韶山 Sháoshān) dans la province du Hunan (湖南 Húnán) le 26 décembre 1893, et décédé à Pékin le 9 septembre 1976.

Un des cofondateurs du Parti communiste chinois (Shanghai 1921), il parvint progressivement à s'en faire reconnaître comme le dirigeant suprême, notamment à l'occasion de l'épisode célèbre de la Longue Marche (1934-1935) (fuyant les troupes nationalistes de Tchang Kaï-Chek, Mao entreprend la Longue Marche vers Yan'an, au nord-ouest du pays, où il gagne petit à petit les paysans à la cause révolutionnaire). Après de longues années de guérilla contre les nationalistes du Guomindang dirigés par Tchang Kaï-chek, ainsi que contre l'envahisseur japonais pendant la guerre sino-japonaise (1937-1945), Mao sortit vainqueur de l'ultime phase de la guerre civile chinoise (1949) : cette année-là connut la victoire de l'Armée populaire de libération. Mao Zedong proclame la République populaire de Chine, le 1er octobre à Pékin. Il en sera président de 1949 à 1959. Il fut ainsi le fondateur et l'un des plus hauts dirigeants de la République populaire de Chine, jusqu’à sa mort en 1976.

Mao restaura l'unité et l'indépendance nationale de la Chine, au terme de décennies de divisions intestines et de « semi-colonisation » par l'Occident. Il imposa à la population le collectivisme communiste et la dictature du parti unique, en suivant d'abord de très près le modèle soviétique. Au nom de la définition d'une « voie chinoise vers le socialisme », Mao rompit ensuite avec l'URSS et fut l'inspirateur direct du Grand Bond en avant (1958-1960), échec radical soldé dans les campagnes par la plus vaste et la plus meurtrière famine qu'ait connu le XXe siècle. Mis dès lors sur la touche par ses collègues, il souleva les étudiants chinois contre la direction du Parti pour reprendre le pouvoir, livrant la Chine à la violence effrénée des gardes rouges au cours de la confuse Révolution culturelle (1966-1969): le Petit Livre Rouge résume la pensée de Mao. Ayant éliminé ses rivaux, disgrâcié les gardes rouges et rétabli l'ordre à son profit, il fit l'objet d'un culte de la personnalité porté à son paroxysme et rapprocha alors le plus la Chine populaire d'un État de type totalitaire (1969-1976). Il entama cependant une détente internationale et un rapprochement avec l'Occident, qui permit la réintégration de la Chine dans le concert mondial (entrée à l'ONU, 1971), et laissa son fidèle Premier Ministre Zhou Enlai décréter le programme des « Quatre Modernisations » (1975). Il mourut sans avoir désigné de successeur, et la Chine réhabilita peu après un certain nombre de ses victimes, tout en diminuant considérablement le contrôle politique sur la société et en s'ouvrant à une certaine forme d'économie de marché.

Mao Zedong reste un des personnages les plus connus et les plus passionnément controversés du XXe siècle et de l'histoire de Chine.

C'est lui qui en définitive a rendu à la Chine moderne son indépendance et son unité, suite à la lutte pour le pouvoir avec le Guomindang. Mais les carences des programmes les plus significatifs de Mao – le Grand Bond en avant et la Révolution culturelle surtout - ont été vivement mises en avant. Leur coût exorbitant se chiffre de fait aujourd'hui en dizaines de millions de morts[1] et en pas moins de vies gâchées et de destins brisés, sans oublier le gaspillage énorme de ressources et d'énergies, d'incontestables régressions économiques, écologiques et techniques, l'étouffement à terme de la créativité culturelle chinoise et de l'identité des minorités ethniques (Tibet en tête), ou les déchaînements de vandalisme. Il reste délicat aussi d'évaluer dans son action et ses idées la part de l'idéologie socialiste, souvent largement utilisée comme propagande de façade, et la part des jeux de pouvoir en sa faveur, qui semblent avoir dominé ses choix politiques pour la Chine.

Il reste enfin difficile de juger de la place de Mao dans la continuité de la très longue histoire chinoise : rupture radicale avec le passé, ou règne d'un nouvel empereur de Chine d'une nature inédite ? Presque jamais sorti de Chine, nourri de la culture classique de l'ancien Empire du Milieu, lui-même poète, calligraphe et écrivain à ses heures, Mao Zedong semble à beaucoup avoir souvent autant puisé dans l'héritage de Confucius que dans celui de Karl Marx. Il entendit d'ailleurs adapter le marxisme à la situation chinoise, en faisant dès les années 1920 de la paysannerie et non plus de la classe ouvrière le moteur du combat révolutionnaire et de la transformation sociale.

Bien que toujours officiellement respecté en Chine, il n’est plus une référence pour un régime dont les politiques ont divergé de celles préconisées par Mao. Des partis et groupuscules maoïstes à travers le monde continuent à révérer Mao comme un grand révolutionnaire dont la pensée serait la quintessence du marxisme. Dans le monde, des hommes souvent à mille lieues du marxisme et du maoïsme ont salué en lui un stratège militaire de génie, un patriote ayant su rendre sa dignité à son pays, un leader du Tiers-Monde et un personnage d'une envergure historique peu commune, dont l'épopée fascine encore aujourd'hui. Mais de plus en plus d'historiens démontent la légende et insistent sur les travers de l'homme et sur le dictateur aux choix souvent malencontreux et ayant causé la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes en Chine (65 millions selon Le Livre noir du communisme, 70 millions selon Mao. L'histoire inconnue).

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