le.paradis.des.travailleurs

Jeudi 29 mars 2007
Bonjour à tous,

Voici donc un nouveau blog sur la toile. C'est après de nombreuses hésitations que j'ai décidé de créer un blog sur l'actualité politique et principalement sur les amis des travailleurs. Ce blog se concentrera donc sur l'analyse de la pensée politique des partis de gauches, de toute la gauche.

A bientôt pour les premiers articles sur des faits récents, moins récents et passés pour mieux comprendre la gauche française, ses éléments rassembleurs, ses constantes, ses traditions et ses orientations.

Prolétaires de tout pays, euh... prolétairisez vous bien!

S. T.
Par socialisme triomphant
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 10 mai 2007

Le score minable des verts ne leur permet pas d'être en position de force avec le PS. De plus leur intégrisme à Paris en fait plus ressembler les verts à un boulet qu'à un allié pour la victoire.


Jeudi 10 Mai 2007, 20 minutes

Bertinotti sème la pagaille dans la 1re circonscription

Elle assure ne pas avoir fait ça par ambition personnelle. Mais le coup médiatique de la maire (PS) du 4e arrondissement coince au sein des instances parisiennes du parti. Dominique Bertinotti a essayé de passer en force hier, en déclarant, sans en référer à sa fédération, qu'elle se présenterait aux prochaines élections législatives dans la 1re circonscription de Paris (1er, 2e, 3e et 4e arrondissements), alors que celle-ci est réservée à la député Verte sortante, Martine Billard.

Le PS a en effet décidé de ne présenter aucun candidat face aux députés Verts en place. « Mais j'en ai discuté dans ma section et nous sommes tombés d'accord », se défend-elle. Second argument : le score des Verts, très faible à Paris (1,53 % au premier tour de la présidentielle), remettrait en cause la légitimité de Martine Billard à partir en campagne pour toute la gauche. Une conclusion balayée par Patrick Bloche, chef de file du PS à Paris : « Ségolène Royal n'aurait pas fait 32 % au premier tour sans les voix qui reviennent habituellement aux Verts. Il y a eu un gros vote utile, on ne peut pas le nier. »

Surtout, seul le conseil national est habilité à investir un candidat, rappelle Patrick Bloche. « Et François Hollande a répété que le PS soutiendrait les trois députés Verts sortants en France [Martine Billard, Yves Cochet dans la 11e circonscription de Paris, Noël Mamère en Gironde]. Il ne reviendra pas là-dessus d'ici à samedi, jour de désignation des candidats. » Patrick Bloche compte « échanger » avec Dominique Bertinotti d'ici à samedi, et espère qu'il s'agit d'« une démarche qui n'ira pas à son terme. Elle a exprimé une intention, j'espère qu'on en restera à ce stade. » La question d'une candidature sans investiture « est prématurée », estime-t-il. En revanche, il rappelle que si Dominique Bertinotti se présente sans l'accord du PS, les statuts du parti évoquent la possibilité d'une exclusion.

Par socialisme triomphant
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 19 mai 2007
Noël Mamère laisse parler ses tripes:

Les Gremlins

L’élection présidentielle produit son tsunami à gauche. Le PS devra choisir entre la coalition arc en ciel de Ségolène Royal, la coalition rose bleu vert de DSK et le parti de toute la gauche de François Hollande dans un simulacre de débat ressemblant plus à une fuite en avant des écuries présidentielles pour 2012 qu’à une réelle refondation. Le PC va y perdre son groupe parlementaire, signant la fin programmée du Parti du Front Populaire, de la Résistance et du Programme commun. Les antilibéraux, coincés entre la politique du facteur protestataire et une gauche alternative de gouvernement, s’enfoncent dans la décomposition. Quant aux Verts, ils viennent d’adopter la posture des Gremlins à leur dernier conseil national. Les Gremlins sont de petits hommes verts qui, de sympathiques compagnons, se retrouvent transformés en petits monstres parce qu’ils n’ont pas respecté les consignes : ne jamais se mettre en contact avec de l’eau ; ne pas se nourrir après minuit ; éviter le contact avec la lumière vive.

Comme les Gremlins, les Verts se sont réveillés le jour d’après le 6 mai pour constater qu’ils s’étaient noyés dans l’eau du bain de la présidentielle en indexant leur avenir sur la victoire de Ségolène. N’ayant plus de part de gâteau dans la distribution des places, ils ont exigé de continuer à être nourris par le PS. Certains ont vu le contact violent de la lumière vive projetée par les démocrates de Bayrou et tous se sont précipités dans la piscine en contribuant à semer la zizanie dans une gauche déboussolée. En refusant tout accord avec le PS, le PC ou les antilibéraux les Verts, comme les Gremlins ont un comportement régressif et reviennent de fait au ni droite ni gauche d’Antoine Waechter, légèrement transformé par le désir d’être élu « et à droite et à gauche ». Le prétexte du « mépris » du PS de François Hollande masque le désir de nombre d’entre eux de se connecter au Modem de l’autre François. La métaphore des Gremlins s’applique aux Verts parce que, faute d’avoir accepté toute discussion sur leur identité, sur leur orientation stratégique, sur leur place et leur rôle dans la société, ils sont devenus un groupe d’élus et d’hommes d’appareil, coupé de la réalité, sans autre objectif que la propre reproduction du logo vert. Comme la gauche aura toujours besoin de Verts, plus besoin de se poser des questions sur l’avenir de l’écologie politique. Il faut tenir, attendre des lendemains qui chantent, retranché sur son pré carré, crier haro sur le diable PS qui n’a pas laissé de place, tout en clamant son autonomie et sa « fierté d’être Vert ». Cette politique « hors sol » est devenue une stratégie en soi. Exister pour durer, durer pour exister est devenu un mot d’ordre, mais c’est un mot d’ordre de secte. La pantalonnade de nos dernières négociations avec le Parti Socialiste le montre clairement. Après avoir misé sur l’élection de Ségolène Royal et sur un bras de fer dans l’entre deux tours afin d’obtenir ministres et parlementaires pour rejouer un mauvais remake de la gauche plurielle, les Verts se retrouvent pris dans la tenaille au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy, Ils n’ont devant eux que de mauvais choix. Au lieu de prendre acte des propositions du Pari socialiste et de tout faire pour battre la droite, ils s’enferment dans un splendide isolement et, tels les mogwaÏ, avancent en chantant vers le bord du précipice. Je refuse ce scénario de série B. Dans une période où il faut d’abord redonner des raisons d’espérer aux millions de gens qui sont comme tétanisés par l’accession des néo-conservateurs à tous les pouvoirs, il est temps de relever le drapeau d’une écologie politique ancrée à gauche. Hormis les régions, l’Etat-UMP détient l’ensemble des pouvoirs politiques, institutionnels, médiatiques et économiques. Je ne peux me résoudre à la perspective d’élections législatives aux couleurs d’une vague bleue recouvrant la Chambre des députés. Il faut tout faire pour limiter la casse et défendre les droits des salariés, des précaires, des immigrés. L’environnement est une chose trop sérieuse pour la laisser à Alain Juppé qui, droit dans ses bottes, ne fera qu’accompagner la crise écologique. La politique, c’est d’abord des mots et des signes. Le signe que l’on vient d’adresser au peuple de gauche et à la société c’est que nous ne nous intéressons qu’à notre petite boutique en pleine bourrasque. Le Parti Socialiste n’a pas accédé à nos demandes. Il n’a jamais voulu vraiment négocier. Tout cela est vrai. Mais nous lui avons fourni tous les prétextes pour nous isoler... Et, comme les petits hommes verts, nous sommes précipités dans la régression en n’indiquant pas clairement notre volonté d’appeler au second tour à voter pour le candidat de gauche le mieux placé. Les Gremlins sont des êtres régressifs, mais ils sont aussi des magiciens. Les Verts ont inventé l’écologie municipale et construit des politiques publiques environnementales dans les régions. Ils ont été à l’avant - garde des combats sociétaux, du mariage gay aux sans papiers, et des luttes sociales, de la réduction du temps de travail au revenu garanti pour tous. Bien avant Nicolas Hulot et son pacte prêt à porter, ils ont annoncé l’avènement de la révolution écologique. Ce que nous avons fait pour changer la société dans les vingt dernières années, nous pouvons le refaire en sortant du repli sur soi et en ouvrant grand nos portes et nos fenêtres. Je ne suis pas d’accord avec Jean Luc Benhamias et ses amis qui se sont précipités dans le triangle des Bermudes centriste sans espoir de retour. J’ai vu comment mon ami José Bové s’était fracassé sur la groupuscularisation de la gauche de la gauche. Pourtant ces tentatives prématurées et maladroites font bouger les lignes. Il faut maintenant que les bouches s’ouvrent, que l’on cesse de se voiler la face. Je refuse que le seul horizon des Verts soit aujourd’hui notre maintien en l’état sous la bannière verte. Inversons la tendance à la régression. Abandonnons la métaphore du petit monstre vert pour celle du papillon : ni supplétif du Parti socialiste, ni composante du nouveau centre, mais libre de voler de ses propres ailes, à gauche et en Vert. J’appelle les militants et les sympathisants verts à une prise de conscience. Ceux qui veulent construire une alternative citoyenne, alter-mondialiste et écologiste doivent se regrouper pour changer la gauche. Ceux qui veulent résister, refonder, reconstruire, sans œillères mais au sein de la gauche, doivent prendre leur destin en main. Je ne mourrai pas noyé avec les Gremlins.

Noël Mamère, le 14 mai 2007

Par socialisme triomphant
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 19 mai 2007
Une analyse des 7 erreurs de F. Hollande par Eric Mainville, un déçu du "Hollandisme".

vendredi 18 mai 2007 (15h15) :
Les sept erreurs de François Hollande

Si vous lisez en entier ce billet, vous noterez que je relève six erreurs commises par François Hollande et non pas sept comme annoncé dans le titre. Pourquoi me direz-vous? Parce que la septième, il ne l’a pas encore faite. Mais ça ne va pas tarder ! Surtout s’il s’accroche à son poste de premier secrétaire du PS...

"Si on n’avait pas fait des erreurs, on serait peut-être en train de célébrer un succès". C’est ce que disait François Hollande au soir du deuxième tour de la présidentielle.

Quand il parlait d’erreurs, ils ne pensait pas aux siennes. Pourtant, sa responsabilité est engagée.

2002 : défaite historique de la gauche et de Jospin.

2005 : le Non au référendum européen alors que le PS s’est engagé pour le Oui.

2007 : Ségolène Royal perd une élection qualifiée d’imperdable, puisque la droite avait un bilan négatif.

A chaque fois le stratège s’appelle François Hollande. D’ailleurs, quelle est sa stratégie? Maintenir la cohésion du parti, "serrer les rangs". Et cela, au détriment d’une ligne politique claire. Et quelle serait une ligne politique claire et lisible? Sans doute engager le parti vers la social-démocratie... Voici les sept erreurs de François Hollande (il n’y en a que six pour l’instant), dans l’ordre chronologique :

* 2002 : après la défaite de Lionel Jospin, il aurait dû se remettre en cause. Et faire en sorte que Lionel Jospin ne puisse plus revenir dans le jeu. Cela n’a pas été fait. Et l’ombre de Jospin n’a cessé de planer au-dessus du PS, pénalisant sa candidate lors de la campagne de 2007.

* 2005 : Référendum européen. François Hollande organise un référendum interne au PS. Le 1er décembre 2004. Beaucoup trop tôt. Et surtout, le vote a lieu sans réel débat. Résultat, le débat a eu lieu plus tard. De janvier à mai 2005 l’opinion a basculé. Et le PS s’est retrouvé gros jean comme devant.

* Novembre 2005 : le Congrès du Mans. Le PS est encore sous le choc du référendum. François Hollande craint que le parti explose. Il craint aussi de perdre sa place. C’est pourquoi les socialistes optent pour une synthèse au lieu de privilégier une des différentes motions. La synthèse aboutira au projet socialiste, d’où sortira le pacte présidentiel de Ségolène Royal. Un pacte fourre tout, où les électeurs ont eu du mal à distinguer les grandes lignes. Et pour cause, c’était le fruit d’une synthèse mal faite...

* 2006 : Les "primaires" socialistes commencent. Aucune règle du jeu n’a été définie. On ne sait pas qui lutte contre qui. Quatre candidats finissent par émerger : Ségolène Royal, DSK, Laurent Fabius et Jack Lang. Lionel Jospin et François Hollande manoeuvrent dans l’ombre. C’est un vrai bordel. Une machine à perdre. Une machine à perdre construite par François Hollande.

* 2006 : François Hollande fait voter le projet socialiste, un peu à la vite. Mais faire voter le projet avant d’avoir désigné le candidat était une erreur. C’est le candidat qui fait le projet, pas le contraire. Et on verra, par la suite, les difficultés qu’aura Ségolène Royal a porter certaines mesures du projet.

* Fin 2006 : Les débat internes. Ca restera un modèle de ce qu’il ne faut pas faire. Un suicide en direct. Les fans de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn se déchaînent contre Ségolène Royal. Relisez leurs blogs ! C’est du brutal ! Après ça, l’UMP a à peine eu besoin de faire campagne : le PS l’avait fait pour lui. Merci qui? Merci François Hollande.

Par socialisme triomphant
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 17 juin 2007
Les socialistes ont perdu les législatives mais ce n'a pas été la débandade annoncée, et fort heureusement, les gauchistes qui soutenanient Ségolène n'ont pas perdu leur siège. Ceci est finalement une bonne nouvelle car cela apporte des soutients à Ségolène dans la lutte pour le controle du parti socialiste qui s'annonce.
Par socialisme triomphant
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus